Luxe, longévité, régulation : ce que j’ai retenu du Forum Hotel & Spa 2026
Le 2 juin dernier, j’ai assisté à la 18ème édition du Forum Hotel & Spa 2026, au Four Seasons Hotel George V à Paris organisé par Vladi Kovanic. Le rendez-vous international des leaders de l’hôtellerie haut de gamme et du bien-être. Une journée dense, inspirante autour d’un thème fort : L’avenir de l’hospitalité : l’art du service dans un monde en mutation.
Je restitue ici un (long) résumé de mes notes et des slides partagées par les intervenants ; ce qu’elles disent de l’évolution profonde du secteur de l’hospitalité et du bien-être.
Vivre longtemps ne suffit plus. Il faut vivre bien.
Longévité, le Bien-être et l’Hospitalité : Qu’est-ce que les clients recherchent vraiment ?
Dr. Filippo Ongaro (Fondateur & CEO, Metodo Ongaro Switzerland) a ouvert la journée avec une question fondamentale :
« Combien de temps sommes-nous prêts à consacrer à notre propre vie ? »
Le HALE (Health Adjusted Life Expectancy), l’espérance de vie « en bonne santé », est en baisse. Nous vivons plus longtemps, mais de moins en moins bien. Et les trois leviers connus pour repousser l’apparition de la maladie existent déjà : l’exercice physique, l’alimentation, et les techniques de réduction du stress.
Alors pourquoi ne les appliquons-nous pas ?
Parce que le vrai sujet n’est pas la connaissance, mais l’habitude. On le sait, mais on se laissera plus facilement tenter par une glace que par une assiette de brocolis !… Et nous irons plus facilement faire du vélo s’il trône dans notre salon que s’il est rangé au fond du garage.
L’habitude donc et non seulement la volonté.
Quels sont les déterminants de la santé ?
- Habitudes : 50 %
- Environnement : 20 %
- Génétique : 20 %
- Soins de santé : 10 %
Ce que l’on fait aujourd’hui façonne notre futur.
Dr. Ongaro a également mentionné le piège de la gratification immédiate. On connaît tous l’expérience emblématique du Marshmallow, menée dans les années 1970 par Walter Mischel à l’université de Stanford, qui a révélé que les enfants capables de résister à la tentation avaient, des années plus tard, de meilleurs résultats scolaires, une meilleure gestion émotionnelle et une plus grande réussite sociale. Ce qui se joue avec un bonbon se rejoue toute notre vie avec nos choix de santé : céder tout de suite procure un plaisir bref, puis un vide ; différer la récompense demande un effort au départ, mais construit un bénéfice qui grandit dans la durée.
Pourquoi est-ce si difficile de changer, même quand on le sait ?
Notre cerveau n’est pas conçu pour la santé sur le long terme. Il est conçu pour survivre à court terme. Il ne représente que 2 % de notre poids corporel mais consomme à lui seul 20 % de notre énergie : il cherche donc naturellement à économiser ses efforts. Ses trois réflexes primitifs sont simples : rechercher le plaisir, éviter la douleur, économiser l’énergie. Résultat : 95 % de nos décisions quotidiennes sont prises sur un mode automatique et instinctif, et seulement 5 % relèvent d’une réflexion rationnelle et volontaire. Vouloir changer « à la force de la volonté » revient donc à nager à contre-courant.
Autre point abordé : la fatigue décisionnelle. Plus nous prenons de décisions au cours de la journée, plus chaque décision devient difficile à prendre.
Comment agir concrètement : la boucle de l’habitude
Toute habitude (bonne ou mauvaise) suit le même cycle en 4 étapes : un déclencheur, une envie, une action, une récompense. Pour créer une bonne habitude (ou en défaire une mauvaise), il suffit d’agir sur ces 4 leviers :
| Étape | Pour encourager | Pour décourager |
|---|---|---|
| Déclencheur | le rendre visible | le rendre invisible |
| Envie | le rendre attractif | le rendre inattractif |
| Action | la rendre facile | la rendre difficile |
| Récompense | la rendre satisfaisante | la rendre insatisfaisante |
Quelques principes simples et puissants que nous pouvons reproduire :
- Commencer petit (la « dose minimale ») plutôt que viser la perfection dès le premier jour
- Adapter l’environnement plutôt que compter uniquement sur la volonté (le vélo dans le salon, pas au garage)
- S’appuyer sur le groupe : les bonnes habitudes se transmettent aussi par contagion sociale
- Réduire le nombre de décisions à prendre pour limiter la fatigue décisionnelle
Adapté à l’hospitalité et le bien-être : les clients ne recherchent pas un discours de plus sur les bienfaits de la santé qu’ils le connaissent déjà. Ils attendent un environnement qui rend le bon choix facile, visible et gratifiant, et qui allège leur charge de décision. C’est précisément le rôle que peuvent jouer un hôtel, un spa ou une politique RH bien pensés.
Wellness devient Health. Le changement de paradigme est en marche.
Redéfinir le luxe – L’essor de l’hospitalité transformative, une nouvelle ère du bien-être.
Hannes Illmer, co-propriétaire de Villa Eden, The Private Retreat (Italie)
Les clients ne choisissent plus un séjour sur la base de ses prestations mais sur ce qu’il va transformer en eux. L’émergence des « Longevity Institutes » et du concept de « mieux vieillir » traduit ce glissement : le Wellness « superficiel » cède la place à une approche Santé globale.
Il a illustré ce basculement avec un schéma simple mais très parlant : le passage d’une « Stand-Alone Experience » — un beau séjour, mémorable, mais isolé — à un véritable « Journey of Discovery », fait de personnalisation, de bien-être et d’objectifs qui se construisent d’un séjour à l’autre. L’enjeu n’est plus seulement de créer un souvenir, mais d’assurer un accompagnement continu : un fil conducteur qui se prolonge entre les séjours, et non plus seulement pendant.
Ce basculement répond à des attentes bien concrètes. Fatigue mentale, insomnie, agitation, troubles de concentration, et parfois maladies chroniques associées : ces manifestations du stress chronique sont désormais au cœur des demandes clients. Le nouveau luxe consiste à y répondre non plus sur un seul séjour, mais dans la durée.
Utiliser l’IA comme allié dans la relation
Déconnecter pour se reconnecter : Comment l’IA gère le digital afin que le Spa puisse s’occuper de l’humain
Dr. Nicolas Vorsteher (Cofondateur & CEO, Chatlyn, Autriche)
« Less, but right » : faire moins, mais juste. L’IA prend en charge les tâches digitales répétitives (réservations, rappels, questions courantes) pour libérer du temps humain pour ce qui compte : l’attention personnalisée.
Trois exemples inspirants, avant l’IA :
- Club 55 (Saint-Tropez) : un patron qui connaît chaque client par cœur. → L’excellence invisible, base du service personnel.
- The Carlyle (New York) : une simple question envoyée une semaine à l’avance — « Voulez-vous dîner ce soir ? » a augmenté les réservations de 15 %. → Le timing compte plus que l’information.
- Hotel Sacher (Vienne) : en anticipant les besoins avant l’arrivée, 30 % des clients acceptent le soin proposé. → Anticiper plutôt que s’excuser après coup.
Le défi : ces réussites reposaient sur la mémoire d’une seule personne. Comment les reproduire à grande échelle ? Aujourd’hui, trop d’opportunités se perdent : un soin jamais réservé, une table vide.
La solution : l’IA comme assistante silencieuse : elle se souvient de chaque client, anticipe la bonne question au bon moment, et libère les équipes pour l’humain.
« Le travail n’a pas changé. Seuls les outils ont changé. » L’IA ne remplace pas l’humain elle lui redonne du temps pour ce qu’il fait de mieux.
Le spa de demain : technologie plus humain, ou rien.
Le Futur du Spa
Table ronde, animée avec Caroline-Fleur Marie (Directrice Spa, Lutetia Mandarin Oriental), Laura Breidel (Landsberg First Class Aesthetic) et Sammy Gharieni (CEO, Gharieni Group)
La question : faut-il choisir entre bien-être holistique « mains nues » et soins technologiques ? La réponse des intervenants est unanime : les deux, toujours les deux. Ce n’est pas une opposition, mais une complémentarité.
Un bénéfice souvent oublié : le bien-être des équipes. Les praticiens qui travaillent avec un mix soins manuels / technologie sont physiquement moins épuisés et des équipes moins fatiguées et plus épanouies délivrent (naturellement) de meilleurs soins. La technologie n’est donc pas seulement un argument client, c’est aussi un levier de qualité de vie au travail.
En témoigne Caroline-Fleur Marie avec l’intégration d’Hydrafacial au Club Molitor. Résultat : le retour de membres qui, jusque-là, ne consommaient aucune prestation spa. La technologie a permis de capter une clientèle qui restait auparavant à l’écart de l’offre bien-être classique.
Les clients veulent des résultats visibles et mesurables et pas seulement une promesse de détente. Et repenser le spa dans cette direction est un vrai travail d’équipe : direction, praticiens, marketing… tout le monde doit être impliqué dans cette transformation. C’est un Team Work.
Epigénétique et stress : notre mode de vie réécrit nos gènes
La révolution sur la longévité : Comment vivre mieux et plus longtemps
Simone Gibertoni (Group CEO de la Clinique La Prairie -Suisse)
Deux questions fondamentales ouvrent cette conférence, la plus scientifique de la journée : Combien de temps vivons-nous ? Et surtout, combien de temps vivons-nous « bien » ?
Le paradoxe de la longévité : on vit plus longtemps, mais pas forcément mieux. En moyenne, nous passons 9 à 10 ans en mauvaise santé => 90 % des personnes de plus de 65 ans vivent avec au moins une maladie chronique. L’objectif n’est donc pas seulement d’ajouter des années à la vie, mais de repousser la maladie le plus tard possible, pour vivre plus longtemps avec vitalité et indépendance.
Vos gènes ne sont pas votre destin. La génétique fixe environ 50 % de notre potentiel de longévité ; un plafond que l’on ne peut changer. Mais c’est notre mode de vie (alimentation, sommeil, exercice, stress) qui détermine à quel point on s’en approche. C’est l’épigénétique : nos choix quotidiens envoient des signaux à nos gènes, avec des effets réversibles
Après une partie très biologique sur le vieillissement, Simone G. explique que l’ inflammation chronique est l’ennemi silencieux : 3 personnes sur 5 dans le monde meurent d’une maladie liée à une inflammation chronique. Maladies cardiovasculaires, cancer, maladies neurodégénératives et maladies métaboliques ont toutes une racine commune : l’inflammation.
Le lien entre stress chronique et inflammation n’est plus une hypothèse, c’est aujourd’hui une réalité mesurable et documentée.
En écho à l’intervention du Dr Filippo Ongaro : savoir ne suffit pas pour agir. Le cerveau préfère le confort immédiat à une récompense lointaine et abstraite. Il résiste même aux bons changements. Quelques leviers concrets : créer des systèmes plutôt que des règles (l’environnement l’emporte toujours sur la volonté), rendre son « futur soi » plus réel et transformer l’habitude en identité (« je suis quelqu’un qui bouge chaque jour »).
L’état d’esprit est aussi une science de la longévité : optimisme, sens (Ikigai), curiosité et identité ont des effets mesurables sur le vieillissement biologique ; jusqu’à 11-15 % de durée de vie en plus pour les optimistes !
Ce que cela change pour notre secteur : le bien-être en hôtellerie s’inscrit désormais dans une approche de santé intégrative. L’enjeu n’est plus de proposer de simples soins, mais de participer à une véritable transformation de vie.
Le luxe invisible : ce qui ne se voit pas, mais se vit
L’avenir de l’hospitalité : l’art du service dans un monde qui change
La table ronde animée par Marie-Paule Leblanc-Péru (President, Association SPA-A, France) a réuni Audrey Foutrel (Directrice Hébergement, Le Ritz Paris), Romain Foutrel (Directeur des Opérations, Hôtel Molitor) et Géraldine Borla (Maîtresse de Maison, L’Isle de Léos MGallery).
Trois maisons différentes. Un même constat :
- La santé devient la nouvelle richesse
- La nouvelle élégance est dans l’invisible : le bien-être profond et l’alignement
74% des clients privilégient aujourd’hui des voyages réparateurs. Et d’ici 2030, selon Romain Foutrel, la retraite urbaine et le séjour holistique seront au cœur de l’offre spa.
« Le séjour pour l’hospitalité va s’orienter vers le bien-être. La déconnexion et le recentrage sur soi sont l’enjeu numéro 1 à intégrer dès aujourd’hui. »
Au Ritz, les équipes en charge des clients sont surnommés les « Anges » (j’adore !!!)
Le luxe, c’est le lien que les talents créent avec les clients. Le service à la française repose sur cette connexion humaine et profonde, irremplaçable.
Le spa, « Wellbeing manager » de tout l’hôtel
L’évolution du tourisme et du wellness
La table ronde avec Jacques-Olivier Chauvin (CEO, Fauchon Hospitality), Luc Delafosse (Directeur Général, The Peninsula Paris) et Fanny Texier (Responsable Stratégie Produit, Club Med), a abordé le sujet sous l’angle stratégique et business.
Luc Delafosse l’a dit sans détour : « Le modèle de spa « typique » doit être remis en question en permanence. Parce que nous ne répondons pas encore aux attentes réelles de nos clients. »
Olivier Chauvin : « Le spa doit devenir le « Wellbeing manager » de l’ensemble des chambres de l’hôtel. Pas un département à part mais un fil conducteur de toute l’expérience. »
Pour le Club Med, avec 53 spas dans le monde, Fanny Texier a présenté une nouvelle ambition structurée autour de 4 piliers :
- EAT – manger
- MOVE – bouger
- BREATHE – respirer
- SOCIAL – lien social
« Le Wellness est avant tout un puissant moyen de créer du lien, de se reconnecter. Le client doit repartir avec des souvenirs riches, au-delà du simple soin.»
47% de turnover. Le chiffre qui dit tout.
Réenchanter l’Hospitalité : Entre exigence clients, sens et l’engagement de l’équipe
Anna Pierzak (Directrice Spa, Hôtel Royal Champagne) et Yoakim Trégaro (Directeur Wellness, Groupe Barrière, ORA The Longevity Bay)
Un des temps forts de la journée avec la question d’Anna : « Quel est le décalage entre la promesse faite au client et la réalité vécue ? »
Sa réponse : « Un spa ne peut pas être un lieu de relaxation pour les clients et d’épuisement pour les équipes. »
À l’appui : 47 % de turnover dans le secteur Wellness et spa ; un signal direct sur la qualité de l’expérience client, puisqu’une équipe stressée ne peut transmettre que du stress.
Yoakim Trégaro partage : « La réussite vient de l’émotion procurée, c’est-à-dire du temps d’échange avec le thérapeute. On vend toujours du temps face à un prix. »
Une manière de rappeler que même à l’ère des données et des protocoles, ce qui se vend réellement, c’est une présence humaine.
Tous deux ont aussi évoqué le vrai coût de l’excellence : comment la maintenir sans épuiser les équipes, et jusqu’où la technologie (diagnostics, outils de suivi) peut aider sans jamais remplacer le geste et l’intuition du praticien.
La vision du luxe de demain évoqué par Yoakim Trégaro : « Une promesse forte, une expérience forte, une réalité quotidienne qui la décline : c’est le luxe de demain. »
La technologie ne résout pas la solitude.
Le facteur humain à l’ère des changements technologiques rapides
Beata Aleksandrowicz (Fondatrice, Beata Digital Academy, UK)
Constat de départ : la solitude est le vrai mal de notre époque. Connectés partout, mais ancrés nulle part ; d’où surcharge cognitive, fatigue des notifications, stimulation permanente et épuisement émotionnel. Message clé : la dépression et l’anxiété ne se soignent pas avec une application ; la technologie peut même aggraver le problème plutôt que le résoudre.
Elle oppose alors deux visions du luxe. Hier : exclusivité, matières, opulence, accès. Aujourd’hui : silence, attention, connexion humaine, sécurité émotionnelle. Dans l’hospitalité comme ailleurs, ce que nous avons de plus précieux à offrir n’est donc plus la technologie, mais la connexion humaine.
« Les gens ne cherchent pas seulement le bien-être. Ils cherchent des endroits où se sentir humains à nouveau. »
« Et si on redessinait entièrement les parcours pour aller vers une véritable éducation émotionnelle ? »
Pour les managers de spa, son message est clair : investir dans les personnes plutôt que dans les équipements : formation, mentorat, croissance des thérapeutes, pleine conscience, vraies stratégies de self-care. Cela implique aussi de revoir les pratiques RH : budgets de formation, fidélisation, capacité à nourrir et responsabiliser les équipes.
En concluant : « Le futur du bien-être ne se mesurera pas seulement à l’innovation… mais à notre capacité à préserver l’humain au centre du soin. »
La clôture qui dit tout
Isabelle Charrier (Editrice et directrice de la rédaction de « Sense of WELLNESS Magazine », a présenté le Women Wellness Leaders Club ; premier Cercle d’Influence de l’Hospitalité Wellness au féminin et a conclu la journée avec ces mots : « Apprendre à ses équipes à se réguler, afin qu’elles puissent délivrer l’excellence au client. »
« De l’invisible au tangible »
Ce que je retiens des interventions, et le pont avec mon métier
Ce qui est évident, c’est la convergence de tous ces messages vers un même point : la santé et le mieux-être des clients et des équipes deviennent le véritable enjeu de l’hôtellerie et du bien-être.
- Le wellness « superficiel » cède la place à une approche globale. Fatigue mentale, insomnie, agitation, troubles de concentration, inflammation, maladies chroniques, solitude et isolement : ces manifestations du stress chronique sont désormais au cœur des attentes clients. Le nouveau luxe est d’y répondre.
- Le bien-être en hôtellerie s’inscrit désormais dans une approche de santé intégrative, et l’épigénétique nous le confirme : notre mode de vie réécrit nos gènes. À mon sens, c’est le point le plus important. La santé intégrative associe médecine conventionnelle et pratiques complémentaires évaluées selon des méthodes scientifiques, avec un niveau de preuve variable selon les indications. Elle considère la personne dans sa globalité (corps, esprit, environnement). Une équipe pluridisciplinaire construit ainsi, avec chaque client/patient, un parcours de soin personnalisé et préventif, où la relation thérapeutique tient une place centrale.
- La santé devient la nouvelle richesse. La nouvelle élégance est dans l’invisible : l’équilibre profond et l’alignement.
- Un spa ne peut pas être un lieu de relaxation pour les clients et d’épuisement pour les équipes. Solitude, turnover des équipes, qualité de la relation client… l’élégance se joue aussi dans l’invisible.
=> Tout cela renvoie à une seule question : trouver les ressources pour retrouver notre sécurité intérieure, grâce à la régulation de notre système nerveux autonome. Être en meilleure santé, se sentir mieux, plus connecté à soi et aux autres. Retrouver le lien : à soi, aux autres, au monde.
Le nerf vague est l’un des acteurs centraux du système nerveux autonome, plus précisément de sa branche parasympathique, qui favorise le repos, la récupération et la digestion. Il bascule le corps d’un état d’alerte (sympathique : stress, tension, vigilance) vers un état de récupération (parasympathique : digestion, réparation, calme).
C’est précisément cette bascule que décrit Simone Gibertoni quand il relie stress chronique et inflammation. C’est elle aussi qu’évoque Anna Pierzak quand elle constate qu’« une équipe stressée ne peut transmettre que du stress » : le système nerveux d’un praticien épuisé ne peut pas induire, chez le client, l’état de sécurité et de détente qu’il vient chercher.
La régulation se transmet ; son absence aussi.
C’est justement toute cette dimension humaine qui m’a amenée à me former à VaguExpans®, technique de soin qui stimule le nerf vague : un allié santé et anti-stress qui agit bien au-delà de la détente, à la régulation du système nerveux via la Théorie Polyvagale du Dr Stephen W. Porges, PhD et aux approches holistiques de gestion émotionnelle.
J’accompagne les équipes hôtelières et spa à travers des ateliers et formations, afin de comprendre ce qui se passe à l’intérieur pour transformer ce qui se passe à l’extérieur : posture, relation client, excellence du service, performance, intelligence émotionnelle et relationnelle, mieux-être.
Car le vrai luxe, c’est avant tout la santé et la qualité du lien.
HOSPITALITÉ · EXCELLENCE · QUALITÉ · BIEN-ÊTRE
Mes domaines d’intervention
- Formations Hôtel · Restaurant · Spa · Luxe
- Conférences & Ateliers QVCT (Qualité de Vie et des Conditions de Travail)
- Formations Régulation & Performance
- Formation VaguExpans® · Spa & Praticiens
- Accompagnement & Conseil
Concrètement
- Pour les équipes : des outils simples pour prévenir le burn-out, mieux gérer la pression, améliorer leur performance relationnelle et commerciale, leur leadership
- Pour les directeurs : comprendre les enjeux RH et business liés au bien-être et à la performance ; turnover, fidélisation, qualité de vie au travail, valorisation et reconnaissance des équipes avec des interventions
- Pour les clients : améliorer l’expérience grâce à des équipes plus régulées, plus présentes, plus humaines.
- Pour les spas et instituts qui souhaitent offrir à leurs clients ce qu’aucun autre spa ne propose : VaguExpans® est une nouvelle technique de soin bien-être qui stimule le nerf vague, un allié santé et anti-stress agissant bien au-delà de la détente. Je forme à cette méthode les équipes de spas hôteliers, instituts et praticiens indépendants.
« L’excellence commence par l’humain. »
Odile DAVID
odile@hotrecom.com – +33 (0) 6 87 23 97 27






